Nous sommes début septembre, et pour le moment sommes toujours en attente d’un cap pour notre Hôpital porté par nos institutions tutélaires malgré une importante mobilisation des acteurs professionnels, politiques et de la population depuis Décembre 2025.
Le directeur de l’ARS en poste jusqu’à l’été 2026, Monsieur Jérôme JUMEL, nous avait reçu le 23 mars 2026, suite à l’alerte lancée par notre collectif sur la situation critique dans laquelle se trouve notre établissement. Notre collectif, créé en décembre 2025 à l’initiative de la majorité des médecins de l’établissement et par la suite rejoint par l’ensemble des soignants, est motivé notamment par l’absence de direction stratégique claire de la dernière décade.
Notre collectif s’est donc constitué comme lanceur d’alerte et force de proposition et a obtenu l’assentiment de la population locale, des élus locaux, parlementaires et sénatoriaux jusqu’à obtenir une réponse de notre actuelle ministre et enfin une rencontre avec le directeur de l’ARS.
Le plan semblait clair, simple et direct :
- Mise en route d’une consultation technique dirigée par le directeur du CHU de Nantes, notre établissement de tutelle, au sein du groupe hospitalier territorial, Monsieur EL SAIR.
- Premier retours mi-juillet et discussion du projet et des moyens à mettre en œuvre pour le CHEL.
- Formalisation par l’ARS fondée les recommandations issues de ces discussions au mois de septembre.
Certes, les discussions ont été prolongées tout le mois de Juillet pour consulter les différents acteurs travaillant à Ancenis et à Nantes ayant une expertise sur la situation.
Cependant, nous sommes au mois de septembre et pourtant… nous n’avons pas de retour quant aux réflexions à étudier sur l’avenir de notre hôpital ni non plus de date fixée de rencontre avec l’ARS pour acter d’un plan pour sortir notre CHEL de cette situation de stagnation qui dure depuis plus de 10 ans.
Nos axes de propositions développés durant les dernières années sont inchangés :
① Pérenniser et sanctuariser notre maternité avec la garantie de l’ARS des Pays de la Loire d’abonder annuellement le déficit inhérent à cette activité (par essence même déficitaire au regard du nombre d’accouchements annuel et des recettes T2A) avec le GHT en support et en relançant le recrutement de praticiens en poste pour limiter puis minimiser le recours à l’intérim afin de garantir une offre de soins pérenne avec de réelles perspectives de développement.
② Obtenir impérativement un engagement de la direction à rénover en 2026, salle après salle, l’ensemble du bloc opératoire, en maintenant l’activité chirurgicale et anticiper un plan de développement de l’activité au travers d’un plateau technique médico chirurgical moderne comme proposé lors de l’audit rendu en 2025 (augmentation capacitaire à 6+ salles de bloc opératoire).
③ Mettre en place une réelle codirection avec une gouvernance médicale reconnue s’inspirant du rapport Claris.
④ Défendre une politique d’investissements territoriale de l’ARS équitable entre les différents établissements du GHT, en adéquation avec les missions dévolues à notre établissement, autorisant un développement futur du CHEL et confortant son implantation centrale dans l’offre de soin au sein du territoire du Pays d’Ancenis.
⑤ Obtenir l’engagement de l’ARS de mener une réelle politique de réinvestissement pour le CHEL, avec des crédits alloués fléchés, nécessaire à notre établissement (pour compenser le retard accumulé depuis ces dernières années) afin de garantir la sécurité et la qualité des soins et assurer la modernisation de l’établissement.
⑥ Poursuivre et consolider le partenariat existant avec le GHT 44 en matière de partage d’expertises et de compétences médicales, de fonctions supports essentielles (Outils informatiques et accès à des logiciels métiers adaptés pour gagner en efficacité) et avec une mutualisation équitable des ressources qu’offre le GHT 44 dans une authentique dynamique de collaboration.
Pour finir, nous tenons à rappeler que la maternité ne pourrait être considéré comme un levier de négociations au dépend duquel les autres services obtiendraient une perspective d’avenir.
Nous souhaitons remobiliser tous ceux qui se sentent investi dans la vie et les services offerts par le CHEL afin d’avancer enfin vers l’avenir qui se doit d’être une ressource pour la population.
Dans l’attente d’avancées concrètes, le collectif continuera de s’abstenir de participer aux instances et processus institutionnels avec en premier chef : la prochaine certification tout en continuant bien sûr d’assurer et développer la qualité des soins au quotidien.

